Tuto et conseils Expert – Cigarette électronique

Comme vous avez pu le remarquer, l’univers de la cigarette électronique offre une multitude de produits orienté pour un public avertis, que vous trouverez sur freevap.ch dans la catégorie « Le coin expert ».

Ce genre de produits permettent à l’utilisateur une personnalisation poussée de son style de vape. Pour vous aider à la compréhension de ce type de produit, voici quelques explications sur chacun d’eux.

Box et Mod mécanique :

Les box et Mod mécanique sont des batteries non régulées sur lesquels l’on vient y mettre un atomiseur. Ils fonctionnent avec des accus amovibles que l’on recharge dans un chargeur dédié. Ce genre de produit ne dispose donc d’aucune protection électronique et aucun réglage : la puissance sera déterminée par la charge et des caractéristiques de votre accu, selon la valeur ohmique et la matière de la résistance (coil) utilisée dans l’atomiseur.

L’avantage de ce type de batteries est qu’ils ne tombent jamais en panne : il n’y a pas d’électronique ! De plus, elles sont robustes, et souvent avec des designs très haut de gamme. Elles procurent également une qualité de vape premium avec un signal lisse.

Il est donc impératif d’avoir une compréhension de la loi d’ohm et des éventuels risques pour utiliser sereinement ce genre de matériel.

Ce qui est dangereux avec les mods et boxs mécaniques :

- L’utilisation d’un accu non approprié par rapport à la valeur de sa résistance en termes d’ampérage : plus votre coil à une valeur ohmique basse, plus votre accu devra avoir un fort ampérage en pulse. Exemple : pour un coil de 0,2oHm, il est impératif d’utiliser un accu avec un taux de décharge de 30A en pulse. Attention à ne pas utiliser des accus contrefaits. C’est également très dangereux d’utiliser un accu abimé (revêtement déchiré, oxydation ou autre). Voir notre tuto sur les accus.

- Les courts circuits : une box ou un mod mécanique est un circuit fermé no sécurisé. C’est directement la tension de l’accu qui va faire le coil. Si dans ce circuit fermé court-circuit il y a, l’accu risque de dégazer, et vous risquez fortement de vous brûler. Il est important qu’aucun objet conducteur en électricité, aussi petit qu’il soit, rentre en contact avec le circuit.

- Attention quand vous ranger votre vape mécanique ou quand vous la transportez : vérifier qu’elle ne risque pas de s’actionner toute seule ! Cela peut arriver vite : on met sa box dans sa poche, qui vient appuyer sur le bouton d’activation. Certaine box et tube mécanique dispose d’un switch verrouillable.

Box et Mod électronique :

Beaucoup plus sûr que leur confrère mécanique, ces derniers permettant à l’utilisateur des paramétrages basiques ou plus poussés. Il n’y a pas besoin d’avoir de connaissance particulière pour leur bon fonctionnement, car elles sont entièrement sécurisées par leur chipset électronique : sécurité contre les court circuits, inversion des pôles, switch qui se bloque si chauffe trop longue, etc…

Les box et mod électronique permettent de varier la puissance de vape, en choisissant son wattage ou voltage. Elles disposent d’autres modes, comme le contrôle de température par exemple, ou bien des réglages plus poussés permettant de faire varier sa courbe de puissance, ou encore de régler la chauffe de la première taff pour que votre vape convienne au mieux à vos attentes.

Box Squonk – Bottom feeder :

Ce genre de modèle est assez spécifique : ce sont des box en générales, mécanique ou électronique, qui dispose dans leur corps d’une fiole d’e-liquides, permettant par pression sur ce dernier d’alimenter l’atomiseur (dripper bottom feeder en règle générale) en e-liquide. Cela permet d’avoir une qualité de vape supérieure (meilleures saveurs possibles avec les dripper), tout en ayant un réservoir de e-liquide. Car comme vous le verrez plus loin, les atomiseurs de type « dripper » ne dispose pas de réservoir.

Les atomiseurs reconstructibles :

Les atomiseurs reconstructibles, à contrario des atomiseurs classiques qui utilisent une résistance que l’on change régulièrement, permettent de construire soit même sa résistance (coil), avec du fil résistif et une fibre qui pompe le e-liquide par capillarité. Cela permet à l’utilisateur de contrôler à 100% le type de vape qu’il souhaite, en choisissant sa valeur ohmique et sa puissance, sa surface de chauffe pour la saveur, etc… Cela permet également une économie d’argent : cela revient beaucoup moins cher de faire soit même ses résistances.

Les atomiseurs reconstructibles fonctionnent tous sur le même principe : ils disposent d’un plateau de montage, avec un pôle positif et un pôle négatif, dans lequel l’on vient y visser son coil. Il peut y avoir des plateaux destinés à une seule résistance (single coil), ou bien un plateau avec plusieurs pôles permettant de faire du dual coil ou plus (même des octo-coils pour certain !).

Ils existent plusieurs types d’atomiseurs reconstructibles, avec des différences de conception :

- RTA (Rebuildable Tank Atomizer) : c’est le type d’atomiseur reconstructible le plus commun : il s’agit d’un atomiseur avec un réservoir, comme un clearomiseur, dans lequel le plateau avec le ou les coils est isolé dans une cloche d’atomisation ou seul le coton est en contact avec le eliquide qui est amené par capillarité vers le coil.

- RDA (Rebuildable Dripper Atomizer) : le dripper est un atomiseur sans reservoir, dans lequel on vient dropper des goûtes d’eliquides pour alimenter le coton directement. Certains présentes une cuve profonde permettant d’y insérer plus de fibre pour avoir plus de réserve d’e-liquides. Les drippers ont la particularité d’offrir la saveur la plus pure de vos e-liquides. Certains drippers sont équipés d’un Pin BF (pour Bottom feeder). Il s’agit d’un pin percé en son milieu. Ils peuvent donc s’utiliser sur une box squonk : une box ayant une bouteille à l’intérieur. Il suffit de la presser pour faire remonter le liquide et imbiber le coton.

- RDTA (Rebuildable Dripper Tank Atomizer) : Le RDTA est un atomiseur reconstructible entre le RTA et le RDA. Il s’agit d’un dripper avec réservoir. Mais quelle différence avec un RTA alors ? Et bien la seule différence est que le plateau de montage (chambre d’atomisation) se trouve isoler du réservoir. Le réservoir se trouve sur le dessous de la chambre d’atomisation qui elle est comme un dripper avec une proximité directe avec le drip tip. L’on appelle également ce type d’atomiseur un « Genesis ». Certains modèles (assez rare) sont compatibles bottom feeder.

Les fils résistifs et coils :

Dans l’univers du reconstructible dans la vape, le fil résistif à une importance cruciale. Il existe plusieurs matières différentes en termes de résistance, ainsi que de forme et de diamètre.

Les matières de fils résistifs :

- Le Kantha (KA1) : il s’agit des résistances les plus répandus dans les cigarettes électroniques. Il s’agit d’un alliage de fer, chrome et d’aluminium. Il est très résistant à l’oxydation, et s’avère comme le meilleur fil pour débuter le reconstructible. C’est le type de fil le plus simple à travailler pour sa rigidité, et est aussi le moins couteux. Il fonctionne très bien : c’est un basique que l’on retrouve depuis le début de la cigarette électronique. Attention : il n’est pas compatible avec le mode contrôle de température (CT).

- Le Nichrome (Ni80) : Le nichrome N80 est assez proche du kanthal, mais sa résistance ohmique est plus basse et son temps de chauffe est beaucoup plus rapide (beaucoup plus réactif, moins d’effet diesel sur des gros montages). Sa température de fusion est plus faible que celle du kanthal : il est donc nécessaire, lors du calibrage de la résistance à sec (sans cotton), d’y allez d’abord à faible puissance puis d’augmenter petit à petit. Il est utilisable en mode puissance (Watt), mais également sur certains mods en contrôle de température avec les modes TCR, mais nous ne le conseillons pas vraiment (résultat peu stable). Il offre une meilleure saveur que le kanthal. Attention : si vous êtes allergique au nickel, le Ni80 dispose d’une teneur en nickel.

- Acier Inoxydable (Stainless Steel – SS316) : Le SS316 est un fil résistif très intéressant : il peut etre aussi bien utiliser en mode wattage qu’avec le mode contrôle de témprature SS316. Il a le double emploi. Comme le Nichrome, il est plus reactif à la chauffe que le kanthal, avec des valeurs ohmiques plus basse. Il offre une meilleure saveur que le kanthal. Attention : si vous êtes allergiques au nickel, le SS316 dispose d’une teneur en nickel.

- Le Nickel (Ni200) : Ce fil résistif est utilisable uniquement en mode contrôle de température. Très pratique avec ce mode, il s’avère cependant assez complexe à travailler car la matière est très souple et n’a pas de rigidité. N’utilisez pas ce fil si vous êtes allergiques au nickel.

Les diamètres :

Les fils résistifs sont disponibles dans plusieurs diamètres, souvent exprimé avec une unité de mesure particulière : le Gauge américain (GA - AWG). Plus la valeur en GA est grande, plus le diamètre du fil est fin.

34GA : 0,16mm
32GA : 0,20mm
30GA : 0,25mm
28GA : 0,32mm
26GA : 0,40mm
24GA : 0,51mm
22GA : 0,64mm
20GA : 0,81mm

Les diamètres les plus utilisés dans la vape sont le 26 et le 28ga, qui sont les plus polyvalent et les plus simple à travailler.

Les formes et fils de coils exotiques :

Avec les années, une mode est arrivée : celle des builders. De nombreux passionnés et experts de la vape ont expérimenté au fil des années de nombreux montages spéciaux de coils, en mêlant et tressant plusieurs fils résistifs entre eux dont certains sont de vrais bijoux d’orfèvres. Au début, c’était plus pour un aspect esthétique et faire de jolie photo de montage de coil.
Mais au fil du temps, il s’est avéré que certains de ces montages sont très efficaces, et dispose de caractéristiques très intéressante (meilleure réactivité de chauffe, meilleure saveurs, etc). Les fabricants se sont alors mis à commercialiser ce type de fil déjà préparer.

Voici quelques noms de ce type de « tressage » de fils résisistifs : Twisted , Clapton, Fused Clapton, Alien, Stapple Staggered… et j'en passe ! Un vrai univers à découvrir ! Le meilleur moyen de se faire une idée, c’est de tester !

Comment faire son coil ?

Pour se faire, vous aurez besoin déjà d’un peu de matériel et d’outil :

- un ohmmètre (une box avec affichage de la valeur ohmique peut faire l’affaire)
- un diamètre pour tourner le fil dessus (Coil Jig , Coil winder, Gabarit, voir un tournevis qui peut faire l’affaire)
- une pince coupante (un coupe ongle marche très bien) - une pince en céramique
- de la fibre (coton, silice)

Le but étant de faire des spirales autour de votre gabarit, et d’obtenir la résistance voulue. Pour définir votre diamètre, vos nombres de spires, ou encore le choix de la matière, nous vous conseillons cet outil très pratique : http://www.steam-engine.org/coil.html

Pour calibrer votre résistance, il faudra la faire chauffer par à coup, et faire en sorte qu’elle devienne rouge de manière harmonieuse du centre vers les extrémités du coil, en pinçant ce dernier avec la pince en céramique. Attention aux points chauds ! : si lors du calibrage, certains endroits du coil chauffe plus que d’autres, il s’agit alors de point chaud. Serré vos vis sur les plots, et travailler le coil jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de points chauds.

Après, viens la mise en place du coton. Cette partie diffère selon l’atomiseur utiliser. Il est important de doser le coton en fonction de la viscosité de votre e-liquide (ratio PG/VG). Le coton doit être assez aéré et rouler dans le sens de la fibre, pour faire une sorte de corde.

Vous avez aussi des articles qui vous facilite la vie, comme le COTN THREADS, qui contient la quantité de coton parfaite pour un coil de 0,3mm de diamètre, qui s’enfile facilement et directement dans le coil.